Skip links

Le TDAH chez l’adulte, ce mal sous-estimé

Il n’y a pas de doute, le TDAH est un sujet à la mode. D’abord associé aux troubles de l’enfance, il est maintenant reconnu comme un trouble sévissant aussi au sein de la population adulte. Bien que le TDAH soit de mieux en mieux compris, certains hésitent encore à se faire évaluer. Pourtant, il est facile de bien contrôler le TDAH grâce à la mise en place de diverses stratégies et/ou à la prise de médication.

Dans cet article:

Qu’est-ce que le TDAH… chez l’adulte?

Lorsqu’on pense au TDAH, on l’associe fréquemment à l’enfant lunatique ou turbulent de la classe à l’école. Mais attention! Il peut aussi être présent à l’âge adulte.

En fait, le TDAH est un trouble neurodéveloppemental qui s’explique par des anomalies neurochimiques et neuroanatomiques. Il est donc provoqué soit par une prédisposition génétique, soit par des facteurs environnementaux (tels des problèmes liés à la grossesse ou à la naissance). La volonté ou l’intelligence n’y sont pour rien : les symptômes sont provoqués par des fonctions exécutives déficitaires chez l’individu qui sont totalement indépendantes de son bon vouloir.

« Le TDAH n’apparaît pas à l’âge adulte sans avoir été présent auparavant! » 
Anne-Julie Gagné, doctorante en neuropsychologie

Il arrive cependant que les symptômes aient été masqués pendant l’enfance et que le trouble soit passé inaperçu.

3 raisons qui peuvent expliquer pourquoi le TDAH passe parfois inaperçu durant l’enfance

1 | Haut potentiel intellectuel

Certains enfants sont très performants sur le plan académique, et ce, malgré leur inattention. Ils ont un haut niveau intellectuel qui leur permet de compenser pour leur TDAH.

C’est souvent à l’université que ressortent vraiment les problèmes liés au déficit d’attention: le niveau intellectuel n’est plus suffisant pour bien réussir puisqu’ils doivent se concentrer pour étudier et être performants sur de plus longues périodes.

2 | Structure familiale très encadrante

Dans certains cas, les familles mettent (parfois inconsciemment) en place une routine et une structure propices à l’épanouissement de l’enfant ayant un TDAH.

Dans d’autres cas, des frères, des sœurs plus âgés ou même un parent aux prises avec un TDAH outillent le jeune et lui donnent des trucs qui masqueront son trouble.

3 | Pratique de sports régulière

Les enfants atteints de TDAH qui font beaucoup de sports à l’enfance et à l’adolescence passent régulièrement sous le radar puisqu’ils dépensent leur trop-plein d’énergie (hyperactivité) et que leur capacité de concentration est accrue grâce à l’activité physique.

Même si les symptômes du TDAH n’ont pas de conséquence sur la vie d’une personne, ça ne veut pas dire qu’il est absent ou disparu. Il est tout simplement bien maîtrisé grâce à des stratégies adoptées par le jeune ou par ses parents et a donc moins d’impact négatif sur son fonctionnement au quotidien.

Consultez notre article « Qu'est-ce que le TDAH? »

Il y a une différence entre TDA et TDAH?

Officiellement, le terme TDA n’existe plus. TDA est l’ancienne nomenclature utilisée pour désigner un trouble de l’inattention sans hyperactivité.

Les diagnostics distincts de TDA ou de TDAH ne tenaient plus la route puisqu’entre l’enfance et l’âge adulte le trouble était susceptible d’évoluer, et qu’une même personne pouvait présenter une combinaison d’inattention et d’hyperactivité.

Le tout a donc été englobé en un seul trouble (TDAH) comportant des traits distincts.

 

Aujourd’hui, on préfère parler de TDAH avec :

Présentation hyperactive prédominante

Présentation inattentive prédominante

Présentation combinée

Le TDAH chez l'adulte - Inattention | Clinique de Psychologie Québec

Les symptômes qui devraient vous mettre la puce à l’oreille

L’image qui nous vient spontanément en tête lorsque l’on pense au TDAH chez l’adulte est celle de l’individu indiscipliné, inattentif, hyperactif et impulsif.

Or, cette représentation est erronée. Le TDAH se manifeste différemment chez chaque personne.

Il existe cependant une liste de symptômes assez révélateurs.

Symptômes fréquents du TDAH à présentation dominante inattentive

L’inattention

Erreurs d’inattention sur des choses que la personne sait pourtant (elle veut aller trop vite, elle est distraite, etc.,).

Difficulté à soutenir son attention longtemps (non seulement sur des tâches comme étudier, mais aussi sur celles concernant les loisirs comme regarder un film ou lire un livre).

Très grande concentration. Paradoxalement, certaines personnes atteintes de TDAH à présentation inattentive peuvent faire preuve d’une concentration hors du commun. Notamment lorsqu’elles sont passionnées par un sujet. C’est d’ailleurs ce qui en fait douter plusieurs quant à leur diagnostic de TDAH.

Distraction lors des conversations. C’est un des points les plus difficiles à accepter pour les personnes vivant avec un TDAH, puisque leur comportement peut être interprété comme un manque d’intérêt ou même de respect. Elles peuvent avoir l’air de ne pas écouter, posent des questions sur des choses qui ont déjà été dites ou changent carrément de sujet parce que, dans leur tête, elles sont « ailleurs ».

Difficulté à terminer une tâche. Il arrive fréquemment qu’une personne ayant un TDAH commence une tâche, remplie de bonnes intentions, mais ne la finisse pas parce qu’elle est distraite par une autre tâche à faire. Elle se retrouve donc facilement éparpillée.

Les oublis. Il n’est pas rare que les personnes avec un TDAH oublient ce qu’elles doivent faire, leurs objets, qu’elles quittent la maison sans clé, sans portefeuille, etc.

Rigidité. Les personnes ayant un TDAH ont parfois de la difficulté à s’ajuster à l’environnement lorsqu’il change. Elles résistent donc lorsqu’on leur demande de modifier leur façon de faire.

Incapacité à ne pas se laisser distraire par les éléments extérieurs (mouvements, bruits, etc.).

Symptômes fréquents du TDAH à présentation dominante d’hyperactivité-impulsivité

L’hyperactivité

Gigote sans arrêt

Bouge la jambe sous la table

Joue avec des objets (crayons, papier, etc.)

Ne reste pas assis très longtemps. La personne se trouve toujours des excuses pour se lever (par exemple, aller 3-4 fois à la salle de bain… se relever constamment de sa chaise de travail parce qu’il lui « manque quelque chose », etc.)

Ressent de l’agitation interne. C’est un symptôme invisible à l’œil nu pour les autres, mais très handicapant pour la personne qui la subit. Intérieurement, elle est constamment agitée par des pensées et des émotions et a le sentiment d’être incapable de relaxer. C’est l’équivalent de l’hyperactivité physique, mais mentale.

Parle abondamment. La personne parle beaucoup, donne de nombreux détails lorsqu’elle raconte quelque chose, peut prendre une grande place dans un groupe, interrompre les gens, etc.

Manque de tact. Les paroles de la personne avec un TDAH sont parfois mal reçues parce que trop directes. Il faut bien comprendre que ce n’est pas par méchanceté qu’elle agit ainsi, mais plutôt parce que son impulsivité l’empêche parfois de bien choisir ses mots.

Est impatient(e). Certaines personnes hyperactives ont besoin que ça aille vite, tout le temps. Elles peuvent donc être impatientes. Par exemple, dans une file d’attente, dans le trafic, si quelqu’un marche trop lentement devant elles, lorsqu’elles doivent attendre leur tour avant de parler, etc.

Évidemment, dans le monde d’aujourd’hui où tout va vite et où on est constamment surstimulé, les défis pour une personne avec un TDAH sont encore plus grands. Car plus une personne avec un TDAH a de sources de distraction, plus il est ardu pour elle de rester concentrée.

Pour en savoir plus sur le TDAH chez l’adulte, nous vous suggérons la lecture du livre : Mon cerveau a ENCORE besoin de lunettes, le TDAH chez les adolescents et les adultes.

Obtenir une évaluation pour un possible TDAH

Le TDAH peut être diagnostiqué dans le réseau public par des neuropsychologues ou des psychologues spécialisés ayant des attestations en neuropsychologie, mais obtenir un rendez-vous est malheureusement long.

Alors pour ceux qui ne veulent pas attendre, la clinique privée est la meilleure option. Cependant, au privé, la carte d’assurance maladie n’est pas valide. Il faut donc débourser soi-même le montant de l’évaluation. Les tarifs sont très variables, mais il faut s’attendre au minimum à devoir payer 1000 $ pour une évaluation. Heureusement, plusieurs assurances peuvent en rembourser une partie, et c’est déductible d’impôt.

Comment trouver un neuropsychologue ou un psychologue spécialisé pour une évaluation?

Trouver un neuropsychologue ou un psychologue spécialisé pour se faire évaluer est, somme toute, assez simple. Voici quelques trucs :

  1. Chercher « évaluation tdah » ou « diagnostic tdah » ou encore « test tdah » dans les moteurs de recherche sur Internet.
  2. Consulter le répertoire de l’Ordre des psychologues du Québec (neuropsychologue ou psychologue ayant des attestations en neuropsychologie).
  3. Consulter le bottin de l’Association québécoise des neuropsychologues (AQNT).
  4. Parler à son médecin de famille. Certains d’entre eux ont une banque de spécialistes qu’ils réfèrent.
  5. Demander des références aux gens autour de soi. Si on connaît quelqu’un qui est passé par le processus d’évaluation pour le TDAH, ça peut être une excellente façon de trouver un spécialiste de confiance.

Notre équipe d’experts, composée de psychologues spécialisés et de neuropsychologues, offre le service d’évaluation du TDAH.

Obtenez une évaluation

L’évaluation pour le TDAH est-elle effectuée de la même façon par un psychologue et par un neuropsychologue?

Comme le diagnostic de TDAH se fait sur la base des signes comportementaux de la personne (ce qu’elle vit, ce qu’elle fait, comment elle agit avec ses proches, etc.), un psychologue peut, lui aussi, poser un diagnostic de TDAH.

C’est le psychologue ou le neuropsychologue qui posent le diagnostic, mais c’est le médecin de famille qui fera la prescription dans le cas où une médication serait nécessaire ou souhaitée.

Comme les médecins sont de plus en plus enclins à intégrer leur patient dans son choix de traitement, et donc de médicament, il proposera, la plupart du temps, différents types de traitement, en prenant bien soin d’en expliquer les avantages et inconvénients (effets secondaires).

Pour en savoir plus sur la neuropsychologie, consultez notre article : Neuropsychologie : un professionnel qualifié pour vous aider à surmonter les défis

Le TDAH chez l'adulte - la neuropsychologie et le TDAH | Clinique de Psychologie Québec

Comment fait le neurologue ou le psychologue spécialisé pour poser un diagnostic de TDAH?

Établir un diagnostic de TDAH est un processus qui prend plusieurs heures. L’évaluation se fait donc sur une journée complète ou est morcelée en plusieurs rendez-vous. Chaque spécialiste a ses préférences, évidemment, mais s’adapte aussi à la disponibilité des clients et à la réalité de leur situation géographique.

Le déroulement d’une évaluation pour un TDAH chez l’adulte

Il peut y avoir de petites différences dans l’ordre des étapes suivies, mais voici comment se déroule généralement une séance d’évaluation pour un TDAH.

1) Anamnèse (entrevue pour connaître les antécédents de la personne). Le professionnel lui pose des questions sur son histoire de vie complète. Autant sur ce qui a trait à l’enfance qu’à l’adolescence et au contexte de sa vie d’adulte, de sa vie aujourd’hui, de son hygiène de vie, de son sommeil, sa consommation, ses antécédents familiaux, etc.Plusieurs neuropsychologues remettent aussi à leurs clients des questionnaires à compléter à la maison afin d’obtenir les observations d’une personne extérieure. Souvent, on demande l’aide d’un proche : conjoint ou conjointe pour la période actuelle ou parent pour la période de l’enfance. Les parents jouent un rôle important dans l’évaluation puisque les clients n’ont pas toujours souvenir — ou du moins un souvenir juste — des symptômes vécus pendant l’enfance.

2) Entrevue axée sur les symptômes du TDAH. Le spécialiste évalue les symptômes. Pourquoi la personne pense-t-elle qu’elle a un TDAH? Comment se manifestent les symptômes? Sont-ils vraiment reliés au TDAH ou à un autre facteur?

3) Tests neuropsychologiques (évaluation des différentes fonctions cognitives).

En quoi consiste les tests neuropsychologiques pour le TDAH chez l’adulte?

Les tests neuropsychologiques sont des tâches qui mesurent différentes fonctions cognitives :

Attention

Mémoire

Fonctions exécutives (Planification, organisation, flexibilité, etc.)

Etc.

Les tests se concentrent particulièrement sur les différentes facettes de l’attention : l’attention soutenue (capacité à maintenir l’attention longtemps) et l’attention sélective (être capable de se concentrer sur certaines choses, mais pas toutes), et sur les fonctions exécutives, qui représentent les principales difficultés chez les TDAH.

Le neuropsychologue établit ainsi un profil forces/faiblesses et en étudie quel en est le fonctionnement.

« Les personnes ayant un TDAH ne sont pas toutes pareilles. Il est donc important d’adapter les stratégies en conséquence. »

Le TDAH chez l’adulte : les traitements

Évidemment, la médication est un traitement efficace (chez environ 70 % des gens). Or, elle ne règle pas à elle seule toutes les difficultés cognitives. Elle doit donc préférablement être combinée à des stratégies comportementales. Il est important aussi de savoir que prendre de la médication ou non est un choix personnel. Certaines personnes décident de ne pas y avoir recours, mais de plutôt utiliser uniquement des stratégies qui les aident à bien fonctionner dans leur vie de tous les jours.

D’ailleurs, la médication comprend des effets secondaires à ne pas négliger.

Effets secondaires de la médication :

Diminution de l’appétit

Maux de tête

Maux d’estomac

Nervosité

Difficulté à s’endormir

Retrait social

Ces effets peuvent cependant être amoindris en ajustant le dosage ou en changeant le moment où le médicament est pris.

Un traitement de plus en plus populaire, la remédiation cognitive, semble prometteur et efficace. Notamment pour ceux qui préfèrent ne pas avoir recours à la médication. Cette thérapie se concentre sur des symptômes précis du TDAH. Elle aide la personne à mieux les contrôler et à en amoindrir les impacts sur sa vie. Il a d’ailleurs été démontré que certaines fonctions du cerveau étaient capables d’adaptation.

« Ça signifie que les neurones se transforment et réorganisent leurs connexions pour s’adapter à leur environnement en fonction des apprentissages de la personne et des expériences qu’elle fait. »
Claude Gaumond, psychologue

Traitements naturels et TDAH

Aucune étude probante concernant les traitements naturels (médecine douce comme l’acupuncture, ostéopathie, massothérapie ou prise de compléments) n’a réussi à démontrer qu’ils étaient plus efficaces qu’un placebo.

Les oméga 3 sont le seul supplément qui, ajouté au traitement déjà existant, pourrait avoir une certaine efficacité, bien que très modeste.

Le TDAH au travail, une question de stratégies

La façon dont vit une personne avec un TDAH dépend beaucoup de sa personnalité et des stratégies qu’elle a réussi à mettre en place. Au travail, c’est la même chose. Certains s’adaptent mieux, car ils connaissent leurs faiblesses et ont trouvé de nombreuses méthodes pour les compenser, alors que d’autres y arrivent moins facilement. Heureusement, les employeurs sont de plus en plus ouverts et compréhensifs quant au TDAH et n’hésitent pas à faire certains aménagements pour accommoder leurs employés. Par exemple, en leur octroyant un coin tranquille pour travailler.

Évidemment, pour mettre toutes les chances de son côté, la personne ayant un TDAH doit limiter ses distractions et bien organiser son horaire de travail et ses tâches à accomplir.

Il n’est d’ailleurs pas rare qu’elle adapte son choix de carrière en conséquence de ses symptômes. Son trouble peut alors devenir une très grande force. Par exemple, une personne hyperactive qui choisit un métier où elle bouge beaucoup et où elle a besoin de beaucoup d’énergie sera hyper performante, en plus d’avoir une excellente façon de canaliser son trop-plein d’énergie.

« Adapter son environnement à soi-même, c’est une stratégie gagnante. »

Le TDAH se traduit-il de la même façon chez les femmes et les hommes?

Il n’y a pas de distinction marquée entre les hommes et les femmes ayant un TDAH. Cependant, on remarque que le TDAH est diagnostiqué plus fréquemment chez les hommes.

Au début 2010, ce qui ressortait de la littérature scientifique était que les femmes avaient plus de troubles d’inattention associés à des problèmes internalisés comme l’anxiété, la dépression, etc., et que les hommes avaient des symptômes externalisés comme de l’hyperactivité associée à des troubles de comportement, d’opposition, etc.

Or, les articles plus récents semblent réfuter ces affirmations. Ce qui laisse supposer que les données passées étaient peut-être influencées par la façon d’envisager le rôle de l’homme et de la femme au moment des études.

Le TDAH chez l'adulte - Vivre en couple avec le TDAH | Clinique de Psychologie Québec

Le TDAH dans le couple : mission possible ou impossible?

Évidemment, c’est du cas par cas, mais il n’y a aucune raison pour laquelle deux personnes ayant un TDAH ne pourraient pas être en couple. Le succès de l’union dépend davantage du contexte environnemental et des stratégies mises en place pour minimiser l’impact social et familial du TDAH : enfants, mode de vie, etc.

Parfois, ça peut même être une bonne chose.

Par exemple, deux personnes avec une présentation hyperactive seront capables et heureuses de suivre le rythme de l’autre.

Toutefois, elles devront développer des stratégies afin d’éviter que les chicanes ou discussions deviennent trop intenses ou enflammées.

Même chose si on a deux individus ayant un TDAH avec une présentation inattentive. Ils peuvent trouver leur bonheur ensemble dans une forme de laisser-aller et de non-contrôle de leur vie au quotidien.

Mieux vivre avec le TDAH grâce à des stratégies précises

Liste de trucs à mettre en pratique par les personnes vivant avec un TDAH

Travailler dans un endroit calme, essayer de limiter les distractions le plus possible, laisser son téléphone dans une autre pièce.

Alterner les tâches (celles qui demandent beaucoup de concentration avec celles qui en demandent moins). C’est une stratégie très efficace pour rester concentré sur son travail sans perdre complètement l’attention sur ce qui doit être fait.

S’accorder plus de temps pour faire les choses, ne pas toujours se dépêcher afin de s’assurer de ne pas faire d’erreurs, de bien comprendre les questions dans un examen ou le sujet d’une conversation.

Faire des listes de tâches et les prioriser (une seule tâche à la fois, ne pas s’éparpiller).

Pratiquer régulièrement une activité sportive.

Apprendre à reconnaître les situations stressantes.

Prendre conscience des moments où l’impulsivité peut avoir nui (par exemple, avoir mis fin à une relation ou à un emploi sur un coup de tête) afin de s’améliorer.

Méditer, prendre le temps de relaxer.

Avoir une bonne hygiène de vie : un bon sommeil, une consommation d’alcool modérée, etc.

En bref, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de gérer son TDAH. Que l’on décide de prendre la voie de la médication,de miser uniquement sur des stratégies comportementales ou une combinaison des deux, l’important, c’est d’être serein face à son choix.

« Bien se sentir » est un état unique qui diffère grandement d’une personne à l’autre et la recette magique, pour vivre en harmonie avec son TDAH, c’est celle qui nous convient. Tout simplement.

Des spécialistes pour vous accompagner

Vous ressentez le besoin d’être accompagné dans votre démarche? N’hésitez pas à faire appel à l’un des spécialistes de la Clinique de psychologie Québec

Si vous avez un enfant vivant avec le TDAH, vous pouvez l’inscrire au Programme TDAH Attention-Concentration offert par Clinique de psychologie Québec.

Merci à Anne-Julie Gagné et Claude Gaumond pour leur apport précieux à cet article.

Prenez rendez-vous pour une évaluation TDAH

À venir!

Afin de vous offrir encore plus d’informations à propos du TDAH et des possibilités de traitement, nous vous préparons un article sur la remédiation cognitive, rédigé par Claude Gaumont, psychologue. Assurez-vous de vous inscrire à notre infolettre et de vous abonner à notre page Facebook afin de ne pas manquer la sortie de cet article!

Références :
  1. American Psychiatric Association, & American Psychiatric Association. (2013). DSM 5. American Psychiatric Association, 70.
  2. Vincent, A. (2017), Mon cerveau a encore besoin de lunettes, Éditions de l’Homme.
  3. TDAH, informations, trucs et astuces, http://www.attentiondeficit-info.com/ consulté le 30 mars 2021.
  4. Boonstra, M., Oosterlaan, J., Sergeant, J., & Buitelaar, J. (2005). Executive functioning in adult ADHD: a meta-analytic review. Psychological medicine.
  5. Kooij, J. S. (2012). Adult ADHD: Diagnostic assessment and treatment. Springer Science & Business Media.
  6. Weibel, S., Menard, O., Ionita, A., Boumendjel, M., Cabelguen, C., Kraemer, C., … & Lopez, R. (2020). Practical considerations for the evaluation and management of Attention Deficit Hyperactivity Disorder (ADHD) in adults. L’encephale, 46(1), 30-40.
  7. CHU Sainte-Justine, « Quelles sont les causes du TDAH », https://www.chusj.org/fr/soins-services/T/Trouble-de-l-attention/Causes-(1) consulté le 30 mars 2021
  8. Psychomédia, Dossier : « Médicaments pour le traitement du trouble du déficit d’attention et hyperactivité », http://www.psychomedia.qc.ca/hyperactivite-thda-/medicaments-pour-le-traitement-du-trouble-deficit-d-attention-et-hyperactivite consulté le 30 mars 2021
  9. Psychomédia, « Définition : remédiation cognitive », http://www.psychomedia.qc.ca/lexique/definition/remediation-cognitive, consulté le 30 mars 2021.
  10. Clinique psychologie Québec, « Qu’est-ce que le TDAH? », https://cliniquepsychologiequebec.com/tdah/, consulté le 30 mars 2021.
  11. https://cliniquepsychologiequebec.com/service/neuropsychologie/, consulté le 30 mars 2021.
  12. https://www.institutta.com/mediatheque/fonctions-executives

Thérapeutes liés

  1. Portrait de Anne-Julie Gagné, neuropsychologue à la Clinique de Psychologie Québec

    Anne-Julie Gagné

    Candidate à la profession de neuropsychologue

    Candidate à la profession de neuropsychologue, Anne-Julie Gagné aide les adultes et les aînés atteints d’un trouble cognitif à surmonter les difficultés liées à leur condition.

    Voir le profil
  2. Portrait de Claude Gaumond, psychologue à la Clinique de Psychologie Québec

    Claude Gaumond

    Psychologue

    Claude est spécialiste dans l’évaluation et la gestion de l’anxiété et des troubles de l’attention-concentration. Il accompagne depuis 25 ans des adultes, des adolescents et des familles.

    Voir le profil
  3. Portrait de Sarah Tardif, neuropsychologue à la Clinique de Psychologie Québec

    Sarah Tardif

    Neuropsychologue

    Sarah Tardif, neuropsychologue, fait l’évaluation de troubles neuropsychologiques (ex. : TDA/H, séquelles d’un AVC, etc.) chez une clientèle de tout âge.

    Voir le profil
  4. Portrait de Anne-Marie Chouinard, neuropsychologue à la Clinique de Psychologie Québec

    Anne-Marie Chouinard

    Neuropsychologue

    Anne-Marie travaille auprès d’adultes et d’aînés à mieux vivre avec la perte de mémoire par l’évaluation des réactions émotionnelles et des fonctions neurologiques.

    Voir le profil
  5. Portrait de Walter Chavarria, psychologue

    Walter Chavarria

    Psychologue

    Walter se consacre à la pratique d’évaluations diagnostiques des troubles de comportement ou d’attention auprès des enfants, des adolescents et des adultes.

    Voir le profil
  1. Évaluation psychologique

    Neuropsychologie

    La neuropsychologie vise une compréhension globale du fonctionnement cognitif à partir d’une évaluation complète et rigoureuse.

  2. Psychothérapie

    Thérapie en ligne

    Que ce soit pour une thérapie individuelle, une thérapie de couple, une thérapie familiale, une sexothérapie ou du counseling.

Laisser un commentaire