Reconnaître et comprendre les troubles alimentaires pour mieux les soigner

CDPQ | Reconnaître et comprendre les troubles alimentaires pour mieux les soigner

Manger et boire font partie des plaisirs de la vie pour plusieurs d’entre nous. Lieu de partage et de rapprochements, la table nourrit le corps, le cœur et l’esprit.

Chaque saison vient avec ses occasions et l’été n’est pas en reste : une petite sangria en terrasse, un BBQ chez des amis, un pique-nique au parc du coin, une visite au marché public; toutes autant d’opportunités de savourer et de célébrer la vie.

Synonyme de réconfort pour la majorité, partager un repas avec ceux qu’on aime, aussi savoureux soit-il, est une source de stress et d’anxiété pour les personnes qui sont aux prises avec un trouble alimentaire tel que l’anorexie, la boulimie ou l’hyperphagie (grands excès alimentaires).

Avoir peur d’engraisser, se sentir coupable de manger, se dévaloriser, se trouver laid et gros; l’image que nous avons de nous-mêmes et des autres découle d’une multitude de facteurs personnels et sociaux. Chez certaines personnes, la gestion du comportement alimentaire en est impactée et affecte leur santé physique et psychologique.

Pour éviter d’être le point de mire, les personnes qui ont une relation conflictuelle avec la nourriture préfèrent parfois s’isoler, cherchent à éviter les rencontres sociales et en viennent à s’éloigner de leurs proches. Seules avec elles-mêmes, elles ont tout le loisir de verser dans l’excès ou la privation, ce qui entraîne souvent des répercussions très importantes sur leur vie et celle de leur entourage.

Confinement et troubles alimentaires

La crise de la COVID apporte un éclairage différent sur l’apparition de troubles alimentaires. En effet, la mise en place de mesures de confinement a transformé nos habitudes alimentaires, en mal ou en bien.

Une étude de Statistique Canada fait la corrélation entre les symptômes d’anxiété modérée ou grave ressentis par près du quart des personnes interrogées et l’augmentation significative de la consommation d’alcool, de malbouffe ou de sucreries depuis le début de la pandémie.

S’il est normal que cette perte de repères et l’anxiété associée nous amènent à nous réfugier dans de mauvaises habitudes, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’un terreau propice au développement de troubles de santé mentale qui peuvent se traduire par un trouble de l’alimentation.

Vivre avec un trouble alimentaire n’est pas chose facile. L’identifier s’avère parfois ardu, même confrontant, et le traiter demande souvent un soutien professionnel. Apprendre à le reconnaître est un outil précieux pour qui veut aider ou être aidé.

Un trouble alimentaire, c’est quoi ?

Il y a une différence notable entre un trouble alimentaire et des habitudes alimentaires malsaines. Ce n’est d’ailleurs pas parce qu’on mange beaucoup, mal ou trop que l’on souffre d’hyperphagie ni parce qu’on restreint ou contrôle sa consommation d’aliments ou de calories que l’on est anorexique.

Certes, la façon dont on s’alimente est importante et il est essentiel d’y porter attention pour mener une vie équilibrée et avoir un corps en santé. Toutefois, chez les personnes qui vivent avec un trouble alimentaire, la compulsion alimentaire est durable et entraîne des conséquences importantes chez la personne atteinte.

Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), un trouble alimentaire est :

« une perturbation persistante dans l’alimentation ou dans les comportements alimentaires qui entraîne une consommation ou une absorption alimentaire altérée et qui affecte significativement la santé physique et/ou psychologique ».

Anorexie, boulimie et hyperphagie : quelques définitions pour se situer

Il existe différents troubles alimentaires. Afin de savoir si nous sommes atteints d’un trouble ou en voie de l’être, il importe de savoir les reconnaître et les distinguer entre eux.

Comme mentionné précédemment, un trouble alimentaire se caractérise par :

  • sa persistance dans le temps
  • ses effets importants sur la santé physique et psychologique

Il est habituellement lié à la façon dont la personne perçoit son corps. Les troubles les plus répandus sont les suivants :

L’anorexie

Restriction importante de la consommation d’aliments menant à une perte de poids renforcée par la peur de prendre du poids et certains comportements interférant avec la prise de poids (ex. : excès dans l’exercice physique, médicaments coupe-faim).

La boulimie (hyperphagie boulimique)

Épisodes récurrents de consommation excessive d’aliments suivis de comportements compensatoires de perte de poids (vomissements, utilisation de laxatifs, de diurétiques ou d’autres médicaments, exercice physique ou jeûne).

L’hyperphagie

Consommation excessive d’aliments par épisodes, sans comportements compensatoires de perte de poids.

Reconnaître un trouble alimentaire : les éléments clés à surveiller

Il ne faut pas se sentir coupable de manger un peu plus que la normale une fois de temps en temps !

Tout trouble, pour être considéré comme tel, doit avant tout causer une détresse physique ou psychologique qui est considérée comme significative par soi ou par les autres.

Ainsi, il est possible de présenter certains symptômes de troubles alimentaires sans que ce soit problématique. Par exemple, faire des régimes amaigrissants à répétition est un comportement qui reflète une insatisfaction face à son image corporelle.

Néanmoins, si la personne qui s’y adonne ne considère pas être en détresse ni en souffrir physiquement ou psychologiquement, on ne peut conclure à un diagnostic de trouble alimentaire.

Pour arriver à reconnaître l’apparition des différents types de troubles alimentaires, voici quelques éléments clés à surveiller :

Pour l’anorexie :

  • le contrôle du poids
  • la peur excessive de prendre du poids
  • les interférences volontaires à la prise de poids (coupe-faim, surentraînement, etc.)

Pour la boulimie :

  • les épisodes d’alimentation compulsifs
  • les comportements compensatoires de perte de poids, souvent causé par un fort sentiment de honte

Pour l’hyperphagie :

  • les épisodes d’alimentation compulsifs
  • un sentiment de culpabilité et de dégoût à l’égard des habitudes alimentaires

Trouble alimentaire ou dépendance à la nourriture ?

On compare souvent les troubles alimentaires aux troubles de dépendance à l’alcool ou à la drogue. Et pour cause, car s’alimenter active les mêmes régions du cerveau que le fait de consommer d’autres substances.

Une récente étude a d’ailleurs démontré que, chez les obèses morbides, l’image de la nourriture provoquait le même effet sur le cerveau que l’image de la cocaïne chez les individus dépendants à cette substance.

C’est ce qu’on appelle le système de la récompense. Ce système est généralement activé pour favoriser les comportements utiles et nécessaires à la survie de l’espèce humaine comme s’alimenter, se reproduire, etc.

Or, il arrive parfois que son équilibre soit affecté et que la personne en vienne à consommer trop — ou pas assez — de nourriture. C’est lorsqu’une personne présente un tel dérèglement du système de récompense qu’on considère qu’elle est à risque de développer un trouble alimentaire.

Le même principe s’applique pour la consommation d’alcool et de drogues, c’est ce qui explique les rapprochements faits entre les troubles de dépendance et les troubles de l’alimentation.

Malgré cette similitude, les deux types de problématiques se distinguent par le fait que la santé physique de la personne n’est pas exposée au même risque. Certes, les troubles alimentaires sont sérieux et peuvent conduire à des carences vitaminiques importantes.
Toutefois, les effets d’une alimentation déréglée, abusive ou insuffisante ne se font pas sentir instantanément.

En effet, il n’y a pas de conséquences physiques graves si on ajuste subitement notre alimentation. Pour les substances psychoactives, il en va autrement; un arrêt drastique de la consommation peut avoir des conséquences très graves, pouvant même aller jusqu’à la mort si la personne n’est pas prise en charge adéquatement.

Le développement de troubles alimentaires : des facteurs génétiques et environnementaux en cause

Figure importante des troubles de l’alimentation au Québec, Howard Steiger n’hésite pas à évoquer le rôle des facteurs génétiques dans le développement de troubles alimentaires. « On comprend maintenant que ce sont de véritables vulnérabilités physiques qui sont activées par des expériences concrètes dans l’environnement ».

Ce postulat permet d’aborder le problème sans blâmer les personnes atteintes ou leurs parents, ce qui favorise le processus thérapeutique dans son ensemble. Il renforce également le fait que les troubles alimentaires ne sont pas irréversibles, qu’on peut s’en sortir en agissant sur son environnement, en trouvant des solutions pour faciliter son rétablissement.

Stress, anxiété, isolement et ennui : des facteurs qui augmentent le risque de développer un trouble alimentaire

Les études tendent à démontrer que l’anxiété, le stress ou les changements de situation importants sont des facteurs de risque importants dans le développement d’un trouble alimentaire.

Pour plusieurs, la présente période de confinement et l’obligation de s’isoler de nos parents, amis et collègues génèrent beaucoup de stress et d’anxiété. La diminution drastique des relations sociales et des interactions, combinée à un futur incertain, peut conduire au développement de troubles de santé mentale, dont les troubles alimentaires.

Dans un récent communiqué de presse, la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de l’agence de santé publique du Canada, a d’ailleurs appelé ses concitoyens « à chercher activement des moyens sécuritaires d’avoir des relations sociales, de pratiquer des activités physiques et de faire des choix alimentaires sains, tout en respectant les consignes des autorités de santé ».

En effet, on ne saurait trop insister sur l’importance de briser l’isolement. Entretenir des relations avec les personnes qu’on aime et qui nous font du bien peut se faire de différentes manières.

Un petit message sur les réseaux sociaux, une rencontre virtuelle par vidéoconférence, une promenade, ce ne sont que quelques-unes des activités possibles pour garder le contact avec soi-même et les autres. Ces petits gestes de prévention peuvent grandement contribuer au maintien d’une bonne santé physique et mentale et réduire le stress et l’anxiété significativement. À cet effet, l’article Anxiété, stress et angoisse : comment les distinguer? propose des trucs pour identifier ses symptômes et arriver à les gérer.

Qui dit isolement dit également plus de temps libre. Occupés comme nous le sommes habituellement dans le quotidien de nos sociétés modernes, avoir du temps libre est pour certains synonyme d’ennui.

L’ennui peut avoir des répercussions importantes sur les comportements alimentaires. En période de confinement, la perte de repères, combinée au temps qui semble s’étirer à l’infini, nous fournit le prétexte idéal pour manger plus fréquemment, ce qui présente un risque pour la santé si on perd le contrôle.

En effet, dans la littérature scientifique, on observe une incidence entre l’ennui et l’apparition de comportements obsessifs compulsifs, anxieux et dépressifs. Le lien entre cette corrélation et le risque de développer un trouble alimentaire vient du fait que la boulimie est considérée comme un comportement compulsif.

Bien que l’ennui ne soit pas nécessairement mauvais pour la santé mentale et physique, il ne doit pas être pris à la légère.
Si vous avez tendance à manger lors de moments d’ennuis, pensez à revoir votre routine !

Comme pour l’entretien des relations sociales, il est important d’établir une certaine routine quotidienne et de s’occuper afin d’avoir le meilleur équilibre de vie possible, que ce soit en pratiquant des activités, en passant du temps de qualité avec sa famille ou bien en se découvrant de nouveaux passe-temps.

Le témoignage de Bianca met en lumière les grands jalons de la quête vers le rétablissement : accepter de recevoir du soutien professionnel et de l’aide de ses proches, se fixer des objectifs concrets — dans son cas, manger son gâteau de mariage sans remords ! — être persévérant. Il s’agit là de stratégies que l’on utilise fréquemment dans la thérapie alimentaire pour aider les personnes à guérir.

4 conseils pour mieux vivre avec un trouble alimentaire

Vous souhaitez passer à l’action et cherchez par où commencer. Laissez-vous inspirer par les conseils des professionnels de la Clinique de psychologie de Québec.

Conseil #1 : Parlez-en à vos proches

Le soutien des proches est l’une des aides les plus précieuses pour surmonter les épreuves de la vie, quelles qu’elles soient. Recevoir des conseils et des commentaires positifs des gens qui nous sont chers est thérapeutique en soi.

Si vous faites face à un problème alimentaire, n’oubliez surtout pas que les gens autour de vous sont là pour vous aider et vous donner la motivation nécessaire pour passer à travers les moments difficiles.

Conseil #2 : Fixez-vous des objectifs réalistes et réalisables

Les objectifs dont il est question ici ne réfèrent aucunement à une prise de poids attestée par la balance. Rome ne s’est pas bâti en un jour ! Guérir d’un trouble alimentaire demande du temps. Soyez créatifs ! Motivez-vous par des objectifs positifs — comme le gâteau de mariage de Bianca Gervais — plutôt que de focaliser sur un poids à atteindre à une date précise.

Choisir la méthode qui vous convient vous aidera à persévérer dans votre quête. Avoir un objectif stimulant est une excellente manière de se garder à jour dans son processus de rétablissement et limite en même temps le risque de rechute.

Conseil #3 : Acceptez d’être imparfait

Même si nous savons que la perfection n’est pas de ce monde et que l’idéal véhiculé par les médias et dans les magazines est inatteignable et bien souvent, modifié artificiellement, il n’en demeure pas moins qu’on se compare beaucoup à ces standards de beauté.

S’identifier à ces modèles de minceur peut devenir malsain si on se dévalue par rapport à ceux-ci. Un article paru dans l’American Journal of Public Health en 2016 confirme d’ailleurs que les troubles alimentaires sont très présents dans l’industrie de la mode.

« Le standard corporel utilisé par les stylistes modélistes dans leur collection est souvent l’image d’une femme sur le point d’être hospitalisée pour cause de famine. »

Ainsi, pour retrouver une saine relation avec son corps, il est important de garder en tête que, bien souvent, les modèles de beauté mettent en péril leur santé pour préserver leur minceur.

Il faut accepter d’être imparfait, mais surtout, il faut se donner la chance d’être en santé.

Conseil #4 : Persévérez !

Guérir d’un trouble alimentaire est possible. Toutefois, les embûches qui se présentent en cours de route nous amènent souvent à rechuter dans nos anciens comportements, et ce, même si l’on est sur le chemin du rétablissement. La rechute fait elle aussi partie du processus. Ce n’est pas un échec, mais plutôt une étape à franchir.

Ainsi, même s’il arrive que les comportements anorexiques, boulimiques ou hyperphagiques refassent surface, il ne faut pas se laisser abattre. Rechuter ne veut pas dire repartir à zéro, bien au contraire. Cela signifie que le travail fonctionne, puisque pour rechuter, il faut s’être amélioré !

Traitement des troubles alimentaires : Une foule de ressources pour vous aider

Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour demander de l’aide. Une multitude de ressources sont à votre disposition dans le domaine de la prévention et du traitement des troubles alimentaires.

Des organismes de référence

Clinique des troubles alimentaires BACA (Montréal)
Offre des services psychologiques spécialisés liés aux troubles alimentaires, tant en orientation, qu’en intervention et en psychothérapie depuis plus de 18 ans.
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Jeunesse J’Écoute
Fournit une multitude d’informations sur les troubles alimentaires et offre un service d’intervention permettant de discuter de sa situation et de communiquer avec un spécialiste.
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Anorexie et Boulimie Québec ANEB
Offre une multitude de services de soutien (ligne d’écoute, groupes de soutien ouverts ou fermés, conférences, etc.) afin d’en apprendre plus sur le sujet et de traiter le trouble, même après sa résolution, pour mieux gérer le quotidien.
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Une aide thérapeutique spécialisée

La Clinique de Psychologie de Québec offre des services psychologiques pour les personnes qui vivent des difficultés en lien avec leurs comportements alimentaires.
Beatriz Elena Castano
Odette Tremblay
Sylvie Royer

N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec l’une d’elles si vous ressentez le besoin de consulter.

En conclusion : un trouble alimentaire, ça se travaille

Vivre avec un trouble alimentaire n’est pas chose facile, et pour cause; manger est une activité quotidienne. Quand on ne peut plus s’y adonner spontanément, que la gestion des quantités, du poids, des calories prend toute la place, on ne s’appartient plus et notre vie en est grandement affectée.

Néanmoins, de nombreuses stratégies peuvent nous permettre de développer une relation plus saine avec la nourriture et notre corps. Même si le processus est long et tortueux, les résultats sont toujours au rendez-vous. Meilleure connaissance de soi, développement de la confiance et énergie décuplée, ces bénéfices forment des assises solides qui vous accompagneront toute votre vie !

Même si s’isoler est tentant quand on a honte de soi, on ne saurait trop insister sur l’importance d’être accompagné pour se donner toutes les chances de réussir. Se confier à un proche, consulter un professionnel, se fixer des objectifs concrets qui nous inspirent, ce ne sont là que quelques-uns des moyens à votre disposition.

La patience et la persévérance sont gage de succès. Sur la route du rétablissement, nombreuses sont les embûches, mais n’oubliez pas que chaque petite victoire vous rend plus fort.

Sources ayant servi à élaborer ce blogue :

American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed.). Washington, DC. p.329. doi : 10.1176/appi.books.9780890425596.dsm10
Carrier, C. E. (9 février 2016). Troubles alimentaires : parce qu’il est possible de s’en sortir. La Presse. Repéré à :
https://www.lapresse.ca/vivre/sante/201602/08/01-4948434-troubles-alimentaires-parce-quil-est-possible-de-sen-sortir.php
Jacobi, C. & al. (2004). Coming to Terms with Risk Factors for Eating Disorders: Application of Risk Terminology and Suggestions for a General Taxonomy. Psychological Bulletin, 130(1), 19-65. doi: 10.1037/0033-2909.130.1.19.
Radio-Canada (1er juin 2020). Secrets — Trouble alimentaire : se faire vomir en cachette pendant des années [Diffusion radio]. Ici Radio-Canada. Repéré à : https://ici.radio-canada.ca/premiere/balados/5687/corde-sensible-radical-marie-eve-tremblay/episodes
Radio-Canada (6 mai 2020). Avez-vous de meilleures habitudes alimentaires en confinement?. Repéré à :
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1699890/confinement-alimentation-nutrition-habitudes-alimentaires
Radio-Canada (7 juin 2020). Inquiétudes sur la consommation d’alcool et de malbouffe pendant la pandémie. Repéré à :
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1710037/pandemie-covid-coronavirus-sante-publique-alcool-malbouffe
Record, K. L. & Austin, S. B. (2016). « Paris Thin » : A Call to Regulate Life-Threatening Starvation of Runway Models in the US Fashion Industry. American Journal of Public Health, 106(2), 205-206. doi: 10.2105/AJPH.2015.302950.
Sommers, J. &Vodanovich, S. J. (2000). Boredom Proneness: Its Relationship to Psychological- and Physical-Health Symptoms. Journal of Clinical Psychology, 56(1), 149-155. Doi: 10.1002/(sici)1097-4679(200001)56:1<149::aid-jclp14>3.0.co;2-y
URBANIA. (28 octobre 2019). Bianca Gervais — Entre moi et moi [Video]. Youtube. Repéré à : https://www.youtube.com/watch?v=ketQ7Jmf4rA
Volkow N. D., Wang G-J. Fowler, J.S. & Telang F. (2008). Overlapping neuronal circuits in addiction and obesity: evidence of systems pathology. Philosophical Transactions of The Royal Society B, 363, p. 3191-3200. doi: 10.1098/rstb.2008.0107.

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